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Ce concert donné au Granit sera une première française, magnifique cadeau que nous offre Bertrand Belin, après ses passages remarqués dans Imbécile d’Olivier Libeaux ou La Nuit de la Chanson, la saison dernière. Avec ses musiciens, il restera une semaine dans l’écrin du théâtre, pour travailler la mise en scène de sa prochaine tournée, qui accompagnera la sortie de son nouvel album, prévu début 2010.
Avec son troisième album, Bertrand Belin poursuit son chemin venteux et captivant en composant un disque clair, sorcier, et délicieux.
La perdue (sorti en 2007 et plébiscité par la presse), disque risque-tout aux versées orchestrales frappantes, aux textes piqués d’épique et au déploiement jouissif, marqua les esprits. Il semblait arriver de nulle part et venir de loin. Le nouveau BERTRAND BELIN, bien que de même provenance, en serait le fruit paradoxal, cultivant à contrario l’art du silence et de la mesure. Il parle moins, mais dit plus. Sous une lumière blanche, solaire, de celles vivantes et féeriques qui font vibrer les jours d’hiver et dans un périmètre saturé de pentes, de lacs, de maisons, de « triples » et « d’hyper-nuit », Bertrand Belin opère de curieux réglages syntaxiques qui confirme les lois de l’attraction comme ce « il entoure de la maison » à la fois net et cascadeur. Sur scène, guitare et batterie devant, Bertrand Belin monte d’un ton ; imprévisible, élégant et virtuose comme toujours.
« Mélodies amples et mots suspendus, aussi insaisissable que les nuages. Poésie mystérieuse, dont le sens parfois se dérobe à la raison, mais dont les rêveries déploient tout leur pouvoir d’évocation. » TELERAMA.
« Sous le velouté de sa voix et de ses textes, perce le feu intérieur d’un homme intranquille, secrètement dominé par quelques haut vertige mélancolique et métaphysique ».
LES INROCKUPTIBLES
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