Arlequin apparaît au XVIème siècle et sa représentation la plus connue est celle du théâtre italien bien qu'il renaisse en France grâce à Marivaux. Caché derrière un masque, il peut se permettre de railler les puissants. Cependant, sa fonction sociale n'en est pas moins théâtrale. Comme tous les valets, il n'existe que par rapport aux autres, ne serait-ce que son maître ou son amoureuse. Dans cette mise en scène, Arlequin a mûri et peut désormais s'affranchir du cordon qui le lie à ses faire-valoir, pour affronter seul le public. Ce spectacle étudie finalement les limites loufoques et douloureuses qui existent entre l'acteur et le personnage ou si l'on veut, entre le monde réel et son miroir, le théâtre.